Le Panotrade, c’est quoi ?

 

Le Panotrade vous présente une analyse des chiffres clés pour comprendre et réagir dans votre marché et / ou dans ce nouveau cadre légal, EGALIM. Cette nouvelle loi sera bien évidemment au centre de l’étude avec les premières analyses à P4 2019. Vous retrouverez également les benchmarks quanti / quali de l’année 2018 qui mettront en avant les tendances marchés et les nouvelles stratégies des enseignes.

Avec plus de 200 millions de données mises à jour quotidiennement issues de différentes sources comme les sites web, les prospectus et le marketing direct, l’étude Panotrade fournit au marché un décryptage du mix marketing déployé par les enseignes et les industriels alimentaires.

Avec la mise en application de la loi EGALIM, le début de cette année 2019 a été complexe en ce qui concerne la quête d’efficacité promotionnelle. Les enseignes et les industriels ont dû sortir des sentiers battus pour continuer à attirer les consommateurs tout en respectant les réglementations du nouveau cadre légal.

Pour la 17ème édition du Panotrade, Retail Explorer met l’accent sur les effets de cette loi et les différentes stratégies utilisées pour y faire face pendant les quatre premiers mois de son application. Comment continuer à drainer le trafic quand le taux maximum de discount est passé de 100 % à 34 % pour l’alimentaire ? Comment vendre autant de produits quand le volume vendu sous promo est limité à 25 % ? Cet article vous donne un aperçu des nombreuses informations du Panotrade qui permettent de tirer des enseignements sur les nouvelles politiques de prix du secteur et d’apporter une vision globale des dynamiques en cours.

EGALIM : la loi issue des États Généraux de l’Alimentation 

La loi EGALIM a pour vocation de favoriser la qualité des produits et de promouvoir une nourriture plus saine. Elle vise également à permettre aux agriculteurs d’avoir un revenu digne en répartissant mieux la valeur.

Les mesures mises en place (à titre expérimental sur deux ans) pour adresser la répartition de la valeur ont bousculé les stratégies promotionnelles.

En premier lieu, le taux discount maximum autorisé sur l’alimentaire. Avant la loi EGALIM, il n’y avait tout simplement pas de limite et il était possible de trouver des produits 100 % remboursés. Aujourd’hui, le taux discount est capé à 34 %. Et attention, la gratuité « on pack » est cumulée dans le taux discount donc la limite est rapidement atteinte.

ChocaPic

L’encadrement des promotions sur les denrées alimentaires se fait désormais aussi en volume et en valeur. 25 %, c’est la limite du volume et de la valeur vendue sous promo depuis EGALIM.

Et finalement, le seuil de revente à perte (SRP) est relevé de 10% sur les produits alimentaires. Aujourd’hui, un distributeur qui achète un produit à 2 euros sera obligé de le revendre à 2,20 euros minimum. Cette mesure a été prise dans le but d’amorcer une sortie de la guerre des prix.

Même s’il est trop tôt pour savoir si le secteur jugera cette nouvelle loi comme un succès ou comme un échec, les données du Panotrade 2019 permettent d’analyser comment le secteur commence à s’y adapter.

La pression promotionnelle n’a jamais été si forte

Selon les chiffres des quatre premiers mois de l’année, la pression promo n’a pas reculé à la suite d’EGALIM. Au contraire, l’évolution du taux de pression promotionnelle s’établit à un niveau inégalé depuis 2015.

Oui, il se trouve que faire de la promo est toujours possible à condition de suivre certaines règles.

Par exemple, pour attirer les clients, beaucoup d’enseignes ont augmenté le nombre et la valeur des promotions sur les produits non-alimentaires. C’est notamment le cas pour les produits du rayon Droguerie, Parfumerie, Hygiène (DPH). Les chiffres de Panotrade démontrent que le taux discount moyen sur les produits DPH en 1ère de couverture est de 51% soit +7pts depuis EGALIM.

Autres tendances décryptées dans le Panotrade

Ce n’est plus que les offres promotionnelles qui attirent les consommateurs. Pour les séduire, les enseignes et les industriels misent sur d’autres axes de communication. Parmi eux, les programmes fidélité et le mieux manger :

 

– Un coup de boost pour les programmes fidélité – 

Aujourd’hui, la fidélité à une enseigne rapporte autant que les réductions. Au cours de l’année 2018 et en début 2019, les programmes fidélité ont fortement changé.

média blog twitter (1)

Source : Magazine Capital

Il devient de plus en plus difficile de s’en passer. Les détenteurs de cartes ont accès à des réductions personnalisées et exclusives, des offres partenaires, des ventes privées et des jeux spéciaux. Ils peuvent bénéficier d’un remboursement et d’un SAV sans ticket de caisse ainsi que de la livraison gratuite à partir d’un certain montant d’achat.

Les cartes de fidélité préférées des français et leurs nouveautés

Cartefidèlité2

Le Panotrade analyse en détail chacune des nouveautés liées aux programmes fidélités des enseignes françaises.

Les avantages des cartes de fidélité jouent un rôle important à la suite de la loi EGALIM qui impose des taux discount moins agressifs sur certains produits.

– Mieux manger (bio) –

Le mieux manger, c’est important pour les consommateurs et par conséquent, c’est important pour le secteur.

Les filières responsables et locales restent les axes de communication principaux pour les enseignes. Certains baissent les prix de produits avec une amélioration nutritionnelle, d’autres misent sur des productions durables et / ou bio.

Sur un an, il y a eu une augmentation du nombre de prospectus bio de 95,7%. Il faut dire que les Grandes et Moyennes Surfaces jouent un rôle important dans la distribution des produits alimentaires biologiques. 81% des consommateurs y achètent leurs produits bio. Et 7 consommateurs sur 10 souhaitent en trouver davantage dans ce lieu d’achat.

Mieuxmanger

Panotrade 2019 : pour y voir plus clair en cette période de changements

Avec l’entrée en vigueur de la loi EGALIM, la modification des offres a été riche. Les stratégies des enseignes et des marques se sont très rapidement adaptées pour retrouver une efficacité promotionnelle : générer du trafic, maintenir des prix attractifs, augmenter les ventes et assurer la conformité des pratiques avec la loi.

Les données du Panotrade 2019 montrent clairement les effets de la loi sur les stratégies promotionnelles mais il reste à savoir si cela contribuera à une meilleure répartition de la valeur entre les acteurs du secteur.

Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation va tester ces encadrements des promotions pendant une durée de deux ans. Pendant cette période, l’évaluation des conséquences de la loi sur les agriculteurs et les entreprises de l’agroalimentaire, en particulier les PME, aura lieu en continu.

En dehors des effets EGALIM, le Panotrade identifie également d’autres axes de communication mis en avant par les enseignes et les industriels. Aujourd’hui les clients recherchent de la facilité quand ils font leurs courses et aussi les meilleurs prix, mais pas que. Les consommateurs sollicitent de plus en plus de produits locaux et / ou bio ainsi qu’une véritable relation avec les enseignes qui leur permettent de recevoir des offres personnalisées et pertinentes.

Intéressé par ces tendances ? Vous pouvez en apprendre plus avec le Panotrade 2019 ici → www.panotrade.fr

RDV dès avril prochain pour l’édition Panotrade 2020 avec un bilan à mi-parcours de l’expérimentation des encadrements promotionnels EGALIM !